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Les chutes chez les personnes âgées

Les chutes chez les personnes âgées

Selon des statistiques sérieuses, chaque année parmi les personnes de plus de 65 ans, 30 à 50 % font une chute. Les chutes représentent donc une cause importante de mortalité et de morbidité chez la personne âgée (http://educationsante.be/article/promotion-de-la-sante-chez-les-personnes-agees-les-chutes/).

« Pour beaucoup de seniors la chute constitue l’événement déclencheur d’une perte de mobilité et d’autonomie. Si les conséquences physiques d’une chute sont extrêmement variables, l’impact psychologique qui se traduit par une perte de confiance en soi est quasiment systématique. Cette perte de confiance en soi peut parfois accélérer le déclin des capacités fonctionnelles. »

Un article récent paru dans le bulletin vie@home de la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG) attire l’attention des médecins généralistes ainsi que de tous les intervenants de l’aide et soins à domicile à propos du risque de chute chez la personne âgée (https://www.vie-at-home.eu/newsletter/vh_83/GP/doc/vh-83-gp-page7.pdf)

Les facteurs de risque de chute sont bien connus et décrits dans de nombreuses publications (voir notamment le guide pratique « rester à la maison le plus longtemps possible » de la Fondation Roi Baudoin  (disponible sur www.kbs-frb.be).
Citons :
- Les facteurs biologiques personnels
- Les facteurs médicamenteux
- L’environnement de la personne
- Son comportement
- Ses antécédents de chute

Pour tous ces facteurs, des mesures de précaution existent. Celles-ci relèvent le plus souvent du bon sens.
Attardons-nous sur deux facteurs de comportement de la vie quotidienne : le lever-coucher et les déplacements dans le logement.

 

Le lever-coucher :
- Un moyen d’allumer la lumière doit se trouver à côté du lit afin de sécuriser les déplacements la nuit. Il faut également éclairer les endroits de passage vers les toilettes.
- Le lit doit être placé à une bonne hauteur, pour permettre de se lever et de se coucher facilement, éventuellement prévoir un « perroquet ».
Si la personne éprouve de grandes difficultés pour entrer/sortir du lit, alors il faut envisager le lit médicalisé électrique qui permet de monter/descendre l’ensemble du sommier et également de rehausser certaines zones du matelas.
- Un petit meuble (ou une étagère) doit être placé à côté du lit afin de pouvoir accueillir une lampe de chevet, les lunettes, les médicaments, un verre d’eau, un téléphone portable ou le boîtier de la téléassistance pour appeler à l’aide en cas de besoin.
- La prise de somnifère augmente le risque de chute lors d’une entrée/sortie du lit ou d’un déplacement.
- En cas d’incontinence, prévoir une toilette à proximité du lit (genre chaise hygiénique). Si le problème est plus important, il faut recourir aux protections adéquates (langes)

 

Les déplacements dans le logement :
- Redoublez de vigilance si vous prenez des médicaments tranquillisants, des somnifères, des sirops comprenant des sédatifs
- Enlevez tous les obstacles sur vos lieux de passage, spécialement dans les escaliers et couloirs.
- Prévoyez des points d’appuis tout au long de vos parcours habituels (rampe, barres d’appui) et dans vos lieux de vie
- Eliminez les risques de glissades : portez des chaussures à talon plat, des pantoufles fermées qui tiennent bien aux pieds avec des semelles antidérapantes
- Placez des rubans anti-dérapants et phosphorescents sur les arêtes des marches
- Prévoir un plan incliné pour les marches
- Eclairer les endroits sombres

Conseil : prenez l’avis de spécialistes et n’hésitez pas à consulter l’ergothérapeute de FACILAVITA, chée de Tirlemont 20 GEMBLOUX